Nos plats préférés

Nos plats préférés en janvier 2022

7 janvier 2022
Pot au feu végétal restaurant deux paris
Le pot au feu végétal du restaurant Deux (Paris) - © Géraldine Martens pour Z

Notre rédacteur en chef et critique gastronomique écume chaque jour ou presque les restaurants à Paris, nouveaux comme plus anciens. Et voilà ses plats préférés (on n’aime pas le mot « meilleurs »).

Le pot au feu végétarien du restaurant Deux (Paris) – voir couverture

L’émotion passe par le végétal, la preuve avec l’esprit pot au feu déroulé dans ce bistrot moderne par les chefs Romain Casas (ancien du restaurant parisien Le Carré des Feuillants, deux étoiles Michelin à son sommet) et Tiphaine Mollard (ex du bistrot parisien étoilé Benoît d’Alain Ducasse). Il y a des gnocchis de courge à l’ossau iraty, du panais, du chou rouge, des pleurotes et un bouillon au poivre blanc qui accueille tout ce beau monde. De la rondeur, de l’acidité aussi avec des pickles de légumes : un festival. 

Deux Restaurant – 58, rue de la Fontaine au Roi 75011 Paris – 09 74 97 47 52 – Site Internet

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Les oeufs mayonnaise de La Rôtisserie d’argent (Paris)

Les oeufs mayo de la Rôtisserie d’Argent – ©EZ

C’était la raison première de notre visite dans le bistrot de la Tour d’Argent : aller voir si les oeufs mayonnaise valent leur titre récent et très officiel de champions du monde de la discipline (une compétition organisée par une association de solides coups de fourchette dont la maxime n’est autre que « le temps passe, les oeufs durent »). La réponse est un grand oui : la triplette de demi-oeufs arrive avec une mayonnaise à la fois fine, voluptueuse et moutardée, le tout posé sur des sortes de compressés de pommes de terre passés par la case vinaigre et jus de poulet. 9 € à la carte. Note d’addictivité : 10/10.

La Rôtisserie d’Argent – 19, quai de la Tournelle 75005 Paris – 01 43 54 17 47 – Site Internet 

Le bol de salade et volaille de Maison Nouvelle (Bordeaux) 

Le meilleur dans la volaille… n’est pas là où l’on croit – ©EZ

C’est sans aucun doute le plat le plus simple du nouveau restaurant très gastronomique du médiatique Philippe Etchebest (à vrai dire, ce n’est même pas un plat mais un satellite d’un plat de volaille) mais c’est pourtant celui dont on se rappelle le plus quelques jours après notre repas. Il s’agit d’un bol avec des abattis de volaille et des feuilles de salade assaisonnés de vinaigre de Xérès et de sauce chausseur (issue du plat principal). On allait oublier la peau de volaille très croustillante mais délicate. Bref, un sommet de gourmandise à la fois rassurant et vivifiant. Inclus dans le menu unique à 210 €. Note d’addictivité : 9/10 

Maison Nouvelle – 11, rue Rode 33000 Bordeaux – 05 33 09 46 90 – Site Internet

Les frites du restaurant L’Emil à l’hôtel Château Voltaire (Paris) 

Frites addictives à l’Emil – ©EZ

Le serveur de cette brasserie traditionnelle toute fraîche et (très esthétique) hébergée dans l’hôtel de la marque Zadig & Voltaire nous avait dit que ces frites étaient appréciées des clients, y compris de nos amis belges. Et il n’a pas menti : servies très chaudes, ces frites longues et fines sont un pur bonheur et rappellent les frites de chez McDo, en beaucoup mieux. On a mangé une grosse partie sans rien avant d’ajouter généreusement de la sauce béarnaise et de mélanger le tout pour le manger à la fourchette. 9 € à la carte. Note d’addictivité : 10/10. 

Restaurant L’Emil au Château Voltaire – 55-57, rue Saint-Roch 75001 Paris – 01 53 45 91 00 – Site Internet 

La côtelette de veau à la milanaise de l’hôtel Bulgari (Paris) 

Facture salée mais côtelette unique – ©EZ

Le critique gastronomique du magazine Le Point a déjà vanté les mérites de la côtelette de veau à la milanaise de l’hôtel Bulgari Paris – on vient donc après la guerre – mais le palace (pas palace) n’a ouvert ses portes que début décembre et les foodies comme la presse ne se sont pas totalement emparés de cette fabuleuse pièce de viande prédécoupée à accompagner de blettes (pour l’amertume). L’addition est salée mais jamais je n’avais mangé une telle chose : pas de gras ici, une cuisson rosée de bout en bout et une panure finement croustillante. On doit la belle au chef trois étoiles Michelin italien Niko Romito. 72 € à la carte. Note d’addictivité : 8,5/10.  

Bvlgari Hôtel – 30, avenue George V 75008 Paris – 01 81 72 10 00 – Site Internet (transparence oblige, on préfère vous signaler que nous avons été invités par le restaurant sans que cela ne change notre appréciation)

La soupe à l’oignon de chez Bichettes (Paris)

Elle a fière allure cette soupe à l’oignon de chez Bichettes ! ©EZ

On pense toujours à Paul Bocuse quand on voit arriver ces soupes coiffées d’un chapeau feuilleté à percer. La soupe à l’oignon de Bichettes – adresse toute mignonne décorée façon mamie de 2021 – aurait eu les faveurs de feu le pape de la gastronomie. A l’intérieur, des trompettes de la mort, du comté et les croûtons dorés bien beurrés que vous voyez sur la photo. Une magnifique façon de rentrer un peu plus dans le coeur de l’hiver. 18 € à la carte. Note d’addictivité : 8/10. 

Bichettes – 11, rue Marie et Louise 75010 Paris – 01 42 08 01 10 – Site Internet

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La galette au sarrasin « complète » chez Rond (Paris) 

Galette complète de chez Rond, un modèle du genre ! ©EZ

Voilà une crêperie moderne excentrée dans le XXème arrondissement de Paris et qui s’avère être l’une des meilleures du genre. La galette complète au sarrasin est garnie de fromage et de jambon bien élevé de la boucherie voisine. Pâte bluffante, croustillante et fine. Idem pour la crêpe au caramel au beurre salé alors que je n’aime pas beaucoup ça en général. 8 € la complète et 4 € la caramel. Note d’addictivité : 9/10. 

21, rue du Transvaal, 75020 Paris – 09 87 58 75 06

Le bibelskäss et petites pommes de terre rôties du Café Mirabelle (Paris) 

L’assiette avec les pommes rôties et le fromage blanc alsacien, ici avec du saumon fumé et des oeufs brouillés (formule brunch) – ©EZ

C’est une portion de plat compris dans le brunch à 29 € de ce merveilleux restaurant et salon de thé tenu par une jeune cheffe pâtissière alsacienne : des petites pommes de terre rôties, croustillantes et caramélisées à la perfection sur les bords. A tremper donc dans le bibelskäss (fromage blanc à l’alsacienne avec ail, persil et ciboulette) qui vient apporter sa touche froide et sa petite acidité. On pourrait en manger un saladier ! 

Café Mirabelle – 16, rue la Vacquerie 75011 Paris – 01 43 79 27 46 – Site Internet

Le panettone du restaurant et salon de thé Cova (Paris) 

À Milan, Cova est une institution de la pâtisserie. Elle a débarqué il y a peu chez nous et propose une petite carte salée sympathique (préférez les plats cuisinés aux sandwichs de pain de mie) et surtout un excellent panettone aérien qu’il est possible de déguster à la tranche, sur place. Comptez 7 €. Note d’addictivité : 7,5/10. 

Pasticceria Cova – 1, rue du Pont Neuf 75001 Paris – 01 44 82 58 52 – Site Internet 

L’île flottante de Paris Seize  

Une texture atypique pour cette île flottante servie dans un bistrot traditionnel – ©EZ

Ce n’est pas l’intitulé exact de la très généreuse île flottante aux pralines roses et caramel servie au sein de ce récent bistrot traditionnel mais c’est ce qui me vient à l’esprit en pensant à cette texture pas académique, mousseuse à l’excès, et qui se noie dans la crème anglaise. 8,50 € à la carte. Note d’addictivité : 8/10.

Le Paris Seize – 18, rue des Belles Feuilles 75116 Paris – 01 47 04 56 33

Le velouté aux champignons du Café Jeannette (Paris) 

C’était notre premier coup de coeur de 2022 et le velouté aux champignons n’y était pas étranger, loin de là ! Il est légèrement granuleux, avec des éléments solides posés au fond de l’assiette (un petit champignon, du marron aussi il me semble). Une merveille, franchement, surtout à 6 €. Note d’addictivité : 10/10. 

Café Jeannette – 6, place Bienvenüe 75015 Paris – 01 42 93 26 39 – Page Instagram

Le chirashi de Capitale (Paris)

Chirashi végétarien : sans poisson mais tout aussi réussi, sinon plus ! ©EZ

Ca se passe chez Capitale, coffee shop de la capitale le plus bankable de ces derniers mois (notamment grâce au très bon croissant-sandwich préparé sur place). Mais mon vrai coup de coeur, que je pourrais manger chaque jour, est le chirashi sans poisson, avec riz un peu croquant, des légumes saumurés et un œuf mariné au soja qui apporte de la rondeur. 13 € à la carte. Note d’addictivité : 10/10. 

Capitale – 10 Rue Pradier, 75019 Paris – Page Instagram (pas de réservation et fermeture à 17h) 

La côte de boeuf de Grande Brasserie (Paris) 

A chaque fois que je me rends chez Grande Brasserie, c’est un peu une fête, grâce au magnifique décor d’époque, à la lanceuse d’énergie Suzanne en salle (et Adrien, son patron, très pro) et depuis peu avec la côte de boeuf très tendre à partager (pré-découpée) avec salade bien assaisonnée, frites préparées dans les règles de l’art et aussi (surtout ?) un bol de sauce béarnaise dans lequel on a envie de plonger. 75 € (pour deux) à la carte. Note d’addictivité : 8/10.

Grande Brasserie – 6, rue de la Bastille, 75004 Paris – 09 75 80 99 72 – Site Internet

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La terrine de boudin noir de chez Saisons (Marseille) 

Un très beau travail pour un menu déjeuner à prix d’ami – ©EZ

C’est à ça que l’on reconnaît la main douée des chefs étoilés dont Julien Diaz fait partie : même les clients qui ne sont pas très portés sur le boudin noir devraient apprécier cette entrée avec oignons doux des Cévennes et crème de pommes (la terrine de boudin noir, légère, est cachée sous les oignons sur la photo). Entrée comprise dans le menu déjeuner à 34 €. Note d’addictivité : 8/10.

Saisons – 8, rue Sainte-Victoire, 13006 Marseille – 09 51 89 18 38 – Site Internet

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Rédacteur en chef Z
Ezéchiel Zérah a dirigé par le passé les pages gastronomie de L'Express mais il est surtout fier d'avoir écumé les 52 camions pizza de Marseille. Quand il n'est pas en train de se demander ce qu'il mange dans les rues de l'Iran ou du Pakistan, ce fan de statistiques culinaires sillonne les grands restaurants de l'Hexagone (20 trois étoiles Michelin, 31 deux étoiles).