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Que manger sur Taste of Paris ? Les 10 coups de cœur de celle qui a goûté plus de 80 plats

11 mai 2022
Wrap de rillette thaï - sans cochon (Maison Vérot) ©GeraldineMartens

La photographe culinaire Géraldine Martens a shooté et goûté plus de 80 plats à l’occasion du festival Taste of Paris qui se tient du 12 au 15 mai 2022. Elle partage avec Z ses dix préférés, dans l’ordre de ses favoris.

Les poireaux braisés et la betterave rôtie du chef Thomas Chisholm (Chocho)

« Le coup de cœur a été pour tout le menu. Il y avait uniquement des plats que le chef sert déjà dans son restaurant. Les saveurs étaient très franches : j’ai vraiment pris une claque. Dans le premier plat, le jaune d’œuf associé à la mousseline fumée rend le tout hyper réconfortant. Dans le second plat, le côté iodé du haddock fonctionne très bien avec la betterave. On a fait le shooting à 10 h du matin, mais à la dégustation, ça passait tout seul. Le chef est d’ailleurs très sympa. C’est typiquement le genre de restaurant que je connaissais de nom, car le chef, Thomas Chisholm a fait l’émission Top Chef et que l’endroit a ouvert depuis peu. Je me suis tout de suite dit que je devais y manger pour vivre toute l’expérience. » – A découvrir pendant les 4 jours du festival. Plats à 8 €.

Le nuage d’agrumes et citron noir du chef pâtissier Quentin Lechat (Royal Monceau)

« Un gros bol de granola, avec un sorbet citron et un biscuit sarrasin, recouvert d’un nuage de fromage blanc : plein de textures ! Grâce au sorbet et aux agrumes, c’est très frais et gourmand, ce qui sera apprécié durant le festival où il fait souvent chaud, avec du monde… » A découvrir le samedi 14 mai 2022. Plat à 8 €.

Le millefeuille du chef pâtissier Nicolas Guercio (Le Lutetia)

« Comme un millefeuille, mais à déguster dans un bol. On y trouve de la crème, du praliné, du popcorn et cette languette de pâte feuilletée que tu peux diper (ndlr, “plonger dans la crème”). J’ai eu un coup de cœur tant pour le menu que pour le shooting, l’ambiance était très sympa, le chef aussi. Je lui ai glissé en douce “Ça tu peux me le préparer, je t’apporte mon Tupperware.” » – A découvrir le jeudi 12 mai 2022. Plat à 8 €.

Le sandwich de veau du chef Amaury Bouhours (Le Dali – Le Meurice)

« Je n’aurais a priori pas choisi de goûter un sandwich à Taste of Paris, mais celui-ci, je fonce: il est hyper réconfortant ! Le pain est surprenant, un pain italien dont j’ai oublié le nom, mais qui n’est ni une ciabatta ni une focaccia. Très moelleux à l’intérieur et toasté à l’extérieur, grâce à une machine spéciale pour le presser. Le pain est alors tout plat, comme de petits pancakes. Le veau est mariné, c’est une variété qui s’appelle “grain de soie”. Les autres plats du menu sont très chics, mais là, on sent que le chef s’est amusé. C’est assez surprenant de proposer un sandwich pour un restaurant comme Le Meurice. Les chefs étoilés se prêtent vraiment au jeu du festival. » – A découvrir pendant les 4 jours du festival. Plat signature : 12 €.

Le kiwi du chef pâtissier Julien Alvarez (Maison Ladurée)

« J’ai eu l’impression de manger un kiwi et non un dessert. C’est extrêmement léger, très cuisiné et frais avec sa petite crème au yaourt, son huile d’olive et son sorbet kiwi. Je trouve ça très original de travailler le kiwi en dessert et de la part de Ladurée. » – A découvrir pendant les 4 jours du festival. Plat signature : 12 €.

Le gâteau à la rhubarbe du chef pâtissier Matthieu Carlin (Hôtel de Crillon, A Rosewood Hôtel)

« De la rhubarbe, des fraises et de l’aneth de Bretagne, avec une petite mousse de lait aussi : c’est très frais. L’aneth de Bretagne mériterait d’être plus connue, elle amène fraîcheur et “pep” à ce dessert finalement assez simple. D’habitude, je suis assez chocolat, mais cette saison de Taste of Paris, je me découvre un attrait pour le fruit. J’ai adoré tout le menu, en fait je suis assez surprise des propositions de Palace cette année. » – A découvrir pendant les 4 jours du festival. Plat à 6 €.

Mais aussi…

Les pois chiches du chef Boris Campanella (Hôtel de Crillon, A Rosewood Hôtel)

« Plutôt que de travailler de manière classique le pois chiche, en mousse ou en salade, le chef le fait mijoter avec du fromage… Parfois on ne sait pas pourquoi on aime, on se dit juste “J’adore !” J’aimerais être une petite souris lors du festival pour piocher dans la marmite du stand… » A découvrir pendant les 4 jours du festival. Plat à 10 €.

Le wrap de Gilles et Nicolas Vérot (Maison Vérot)

« Les rillettes sont extrêmement bonnes, pas grasses du tout. Typiquement le genre de celles qu’on rêve d’avoir chez soi pour l’apéro, à manger dans un wrap rigolo très facile à partager. La Maison Vérot a le chic pour décomplexer et démocratiser le métier de la charcuterie. Une vraie famille aux mille idées avec une belle énergie. Ils seront tous présents lors du festival. Leur smash burger version cochon est aussi très appétissant. » A découvrir pendant les 4 jours du festival. Plat à 7 €.

Le freekeh du chef Kamal Mouzawak (Tawlet)

« J’ai découvert le freekeh l’année dernière, c’est du blé vert, plein de nutriments et très digeste. On le mange à la petite cuillère : le réconfort absolu même si ce n’est pas vraiment joli visuellement. Le chef le propose régulièrement au restaurant. D’ailleurs Tawlet est mon adresse coup de cœur de ces derniers mois. Pour le festival, la portion est très généreuse et la viande qui l’accompagne est extra-fondante. À la première bouchée, j’ai eu l’impression d’un aller simple pour le Liban. » – A découvrir le samedi 14 mai 2022. Plat à 11 €.

Le Dongpo pork de la cheffe Amandine Sepulcre Huang (Bao Family)

« Le pain est si moelleux… On dirait un gros coussin. La viande aussi est fondante. Un plat très frais, pas bourratif, la street food chinoise par excellence à manger du bout des doigts. C’est une recette qui n’est pas proposée au restaurant, donc pour une fidèle cliente comme moi, c’est une découverte intéressante. » A découvrir le jeudi 12 mai 2022. Plat à 11 €.

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Site internet de Taste of Paris

Page instagram de Géraldine Martens

Géraldine Martens, photographe culinaire indépendante

Journaliste
C'est une règle d'or : au restaurant, Ophélie renvoie toujours ses assiettes immaculées, saucées jusqu'à la dernière goutte. En passionnée de boulangerie, elle est même prête à apporter son propre pain pour sa mission, y compris dans des cantines asiatiques. Originaire de Perpignan, c'est à Paris qu'elle s'est formée à la fois en sciences politiques et en philosophie avant de prendre le chemin de la plume et de la fourchette, après des stages dans différents grands médias (M Le Monde, L'Obs, France Culture...).